La Météorologie
Parmi les causes de la mortalité, le froid et la sécheresse, par leur incidence sur les prix des denrées, comptent aussi beaucoup. A part l'hiver de 1709 (voir Deniau, quelques pages d'Histoire), il n'y a pas de mention à ce sujet sur les registres. Pourtant nous savons, par exemple, qu'il fit à Saint-Brieuc (C.du N.) -14° en Février 1776, et que le froid, très vif en Février 1777 (Meyer), se maintint jusqu'au mois de Juillet.
Il y eut aussi un grand hiver en 1659-1660 (Alain Croix). Commencé le 13 Décembre, il dura 11 semaines "les pauvres gens tant de la ville et des fauxbourgs que des villages mourants de faim esmourent de pitié les messieurs de Nantes..."
Les Prix
Les unités de prix sont : le denier, le sol ou sou valant 12 deniers, la livre tournois valant 20 sols. Nous savons qu'en 1774, les journaliers gagnaient 5 à 6 sous par jour (C 1404 - ADVI), un cloutier vendait 58 sous un lot de 2000 clous en 1769 (Deniau); 21 pieds de hêtres valaient 200 livres en 1788 (Halgouet); un tas de fagots, 6 livres en 1794 (Deniau); 3 brebis, 10 livres en 1734 (Deniau). A titre de comparaison, en Juillet 1772, la livre de pain blanc coûtait à Nantes 38 deniers, celle de pain méteil, 21; celle de pain de seigle, 16 deniers (Histoire de Nantes, Privat).
Les lieux-dits, villages, chemins
Nous avons cité, au cours des pages précédentes, différents lieux le Boisvert, la Daviais, la Trionnais, la Velaye, la Blandinaye.. Une liste a été publiée dans les bulletins communaux N° 3 et 5 de 1982 et 1983. Certains villages sont disparus, comme la Brizeboizerie ... Une carte succincte est ci-annexée.
Deux chemins sont mentionnés dans les actes de la série B:
- le chemin conduisant de la Faroulais au bourg, à cause de son mauvais
état (B 12371 - 15.11.1782)
- voir ci-après
- le chemin du Bois de la Roche allant vers le Vauguérin, la Grippais,
la Chapelle, la Goudais ... à cause d'une clôture gênante
(B 12375 - 21.03.1774) -voir ci-après -
Les coutumes curieuses
J'ai déjà signalé "la paire de gants" exigée par le seigneur de Saint-Aubin au titre des redevances féodales. De même, le seigneur de Courpéan jouissait du droit qui consistait à recevoir des mains des potiers des Landelles (Louisfert) un gobelet à huit gueules (?) rempli de vin d'Anjou, le jour de la Trinité, (Halgouet). Le droit de quintaine est une coutume connue. C'était l'obligation, pour les nouveaux mariés, de courir à cheval et en public, lance ou perche à la main, contre le pieu armorié du seigneur. A Saint-Aubin, cet exercice avait lieu près de la lande de la Grenette (Halgouet). Ceux qui passaient outre ou qui manquaient le pieu étaient condamnés à une amende.