Le Protestantisme

Sans doute dans une faible mesure mais assurément, les recteurs de Saint-Aubin eurent à souffrir de l'influence du protestantisme. On sait qu'il fut signalé aux Bignons et à la Coquerie. En 1584, notamment, M. de la Rivière d'Artois épousera une demoiselle Bonnier de la Coquerie ( voir p.46 ). D'autres huguenots sont localisés aux Vallées, à la Chénardais, à la Perdriais ( Joxe ). Vers 1594, des églises furent polluées: Saint-Vincent, Issé, Nozay. L'église protestante de Sion fut une création de René de la Chapelle, seigneur de la Roche-Giffart, issu d'une famille qui fit grand bruit dans les parages. Des alliances se contractèrent entre les Bonnier, Chamballan, Thierry, et les de la Chapelle de la Roche-Giffart. En dehors des châtelains, "le petit monde des ouvriers des forges, des lainandiers, des sergers et des tisserands avait fourni quelques adeptes provisoires " ( Joxe ). Le Paradis s'est appelé un certain temps la " Huguenotière". Sans doute, un de ses propriétaires de l'époque avait-il suivi les Rohan qui possédèrent la seigneurie de Saint-Aubin, dit l'abbé Deniau.