Les autres prêtres de la paroisse
Il y eut de nombreux prêtres dans la paroisse, mais tous ne furent pas vicaires. Quelques-uns ont été titulaires de chapellenies. Voici la liste de ceux dont j'ai trouvé trace dans les archives ou les notes de l'abbé Deniau.
En 1535, Mathurin ROCHEREUL est nommé dans un aveu.
En 1583, le vicaire s'appelle Jean REMBERT. Il est malade lorsque Jan Charette, alloué et lieutenant général à Nantes se présente à lui le 8 Juillet 1583 pour consulter le registre paroissial des baptêmes. ( Voir copie du texte figurant aux Archives municipales de Nantes)
En 1598, Jan LEBOCE commence une longue carrière (1598-1645).
En 1599, André DROUALLIERE est assistant, puis vicaire.
En 1603, Jean GOBBE est vicaire ; il procède à l'inhumation d'un de ses frères, François, époux de Guyonne Lebocé (voir tables).
En 1618, on relève le nom d'olivier DESLANDES dans un régail de rentes.
Vers 1650, on trouve Mathurin HASLE, neveu d'un des recteurs de Saint-Aubin, ainsi que François et André DERVAL. Lors de l'inhumation de Marie Chaslot, dame de Saint-Gilles, le 10.11.1650, sont signalés Missires Guillaume RONDEL et Mathurin LETORT, sans autre précision.
En 1657, pour le baptême d'une cloche est présent Bertrand REMBERT vicaire de la paroisse.
En 1658, dans un acte de vente, sont nommés : Missires René LEBOCE, prêtre au bourg et Julien COLLEAUX, prêtre à la Grippais. René Lebocé est sieur de la Rivière et décède le 6 décembre 1684. En 1656, Jean BICOT est parrain de Jeanne, fille de Thomas Bicot et de Gillette Brossard.
En 1664, est parrain Robert HOUGRON qui fit un pèlerinage à Rome.
De 1686 à 1693, Missire Pierre HOBEL est titulaire du bénéfice de la chapelle du Pressoir. Il fut aussi vicaire de Saint-Aubin.
Vers 1686, Bertrand BONNIER administre la paroisse à la place du recteur, Jean Boullé.
En 1705, François HOUSSAIS est vicaire. Il habite la Gaudinais où il vit avec deux de ses frères, commis de greffe à la chatellenie de Saint-Aubin. Il meurt à 54 ans le 8 Mai 1754, laissant la Gaudinais à l'un de ses petits-neveux, Aubin.
Julien JAMBU signe, le 3 Janvier 1726, 1'acte d'inhumation de Jacquette Joly, épouse de Joseph Narbonne, avocat, conseiller au Parlement de Rennes et sieur de la Gastinelaye. Il était prêtre en 1728. Il signe aussi l'acte d'inhumation du recteur, Missire Moysan en 1735, et celui de François Thierry de la Prévalaye en 1738. " Il fut vicaire à Louisfert, dit l'abbé Deniau, mais se retira en 1735 à Saint-Aubin, où il habitait dans sa famille tout en rendant les offices de vicaire ". Il fut inhumé le 13 Janvier 1748 dans le cimetière.
Vers la même époque, deux autres prêtres sont vicaires de l'abbé Chesnel : B. ROUL et Jean-Baptiste CHESNEL, le second du 29 Mars 1750 au ler Juin 1753 ( Deniau, Petit Messager )
De Juin 1754 à Décembre 1762, le poste de vicaire est tenu par Julien-François LE MENAGER. Fils de Gilles et de Suzanne Le Loup, il était natif de Muneville-sur-Mer, diocèse de Coutances ( Manche), selon l'abbé Deniau. " Sous le rectorat de Missire Le Métayer, il y a près de treize ans déjà qu'il s'est retiré pour jouir de son bénéfice de la Morinais . Ses biens furent vendus comme biens nationaux. A partir de 1792, on ne trouve plus trace de lui …"
Vers 1763, un vicaire de Missire Ollichon, l'abbé Joseph MAUSSION fut nommé curé d'Oudon et y vécut jusqu'à la Révolution. Né à Redon, prêtre vers 1745, il est vicaire d'Abbaretz pendant deux ans. Réfractaire à la constitution civile du clergé, il devait être noyé en Loire le 16 Novembre 1793. Ce jour-là, en effet, Joseph Maussion faisait partie des prisonniers embarqués sur la "Gloire" par les complices de Carrier. Le chanoine A. Jernoux a conté son histoire dans son livre : " La Loire leur servit de linceul " . Du 4 Juin au 24 Septembre 1771, François EVEIN est vicaire de la paroisse. Nous n'avons pas de renseignements sur lui. En 1772, Etienne-Mathurin LE METAYER est choisi comme vicaire par Missire Ollichon. " Le vicariat de Saint-Aubin comportait 300 livres de traitement et une allocation de 100 livres pour les messes du matin. Ce n'était pas la fortune pour le jeune vicaire qui avait connu l'aisance auprès de sa famille ... Le 12 Octobre 1774, le recteur, affaibli par l'âge et les infirmités, donna sa démission de Curé en sa faveur, à charge pour son successeur de lui verser un tiers des revenus de la cure. Mais l'arrangement ... ne fut effectif qu'après l'approbation de la Cour de Rome en Mai 1775 ". (Abbé Deniau, Quelques pages d'Histoire) De 1777 à 1779, le vicaire est Prudent Hervouet, apparenté au recteur, Missire Le Métayer, peut-être son neveu ( voir tableau généalogique p.10 ). Le recteur lui avait abandonné la chapellenie des Hervouet à Béré.