Peslerbe
Nous trouvons des Peslerbe à Saint-Aubin dès 1588 .... Jacques, sieur de la Vellays, demeurant au Plessis, paroisse de Saint-Aubin, achète à écuyer Jacques Gueheneuc et Françoise Thomas, sieur et dame de Chasteaurenard, demeurant à la Prévosté, paroisse de Marczac, le lieu de la Bouveraye ( par. de St-Aubin) avec ses dépendances, maisons, rues, issues, jardins, prés, bois de haute futaie, communs, gallois, etc., relevant en partie de Châteaubriant en la seigneurie de Beauregard, en partie de Saint-Aubin et en partie de Boisbriant, pour le prix de 2300 livres t. Il est cité en 1600 dans un acte de "franchissement" par Jean de Mazancourt, maître d'hôtel du due de Montmorency, de huit boisseaux d'avoine dus au fief de Beauregard sur les terres de la Bouveraye. Dans les actes paroissiaux qui nous sont parvenus, figurent :
- en 1605, Jeanne, veuve de Louis Martin dont elle a trois enfants ( Louis,
Mathurin, et Jeanne); elle se remarie à Jean Gaudin, en 1606 (cf.
aveu de 1611),
- en 1606, François, mari de Jeanne Dyais, décède ainsi
que Jacques, sieur de la Vellays, époux de Roulette Trempé,
laquelle se remarie en 1607 avec Bertrand Bernard, sieur des Beauvays,
- de même, en 1606, Jacques Peslerbe, sieur du Boismain, épouse
Renée Privé, dame du Bois des Haies.
- en 1623, Etienne, sieur de la Vellays, mari de Jeanne Blouin, est
massacré par son frère Jullien " en la demourance dudict Jullien
". Jeanne se remarie alors avec René Privé, sieur de la Blandinais.
Halgouet signale en 1633 une vente judiciaire de la métairie de la Bouveraye sur Julienne Blouin (ci-dessus), tutrice de ses enfants et Jacquette Peslerbe, héritiers de Mre Gilles (?) Peslerbe. La métairie est adjugée à Mathurin Guérinaye, sieur de la Guérinaye pour 4100 livres. La répartition des deniers provenant de cette vente a lieu en 1635, d'où il ressort qu' Etienne avait eu quatre enfants: René, Françoise (mineurs), Jean, sieur de la Vellays et Charlotte sous la curatelle de Jean.
- en 1656, Renée Peslerbe a un fils, Charles Buin, dont le parrain est " haut et puissant seigneur Messire Charles de la Chapelle, seigneur de Careil " et la marraine : Yvonne du Celier, fille d'escuyer Charles, seigneur de la Souchais.
- en 1662, René Peslerbe, sieur de la Chapelle baptise une fille
nommée Louyse. Sa femme est Perrine Arondel et le parrain, Julien
Arondel, sieur de la Bourdonnaye.
- en 1669, dans l'acte de mariage de Julien Gicquel et Renée Peslerbe,
dame du Fief et fille de Jacques, avocat à la cour et d'Yvonne de
Langle, sont nommés Louis Peslerbe, sieur de la Trionnais, frère
germain de Renée, et René Peslerbe, sieur de la Chapelle, oncle
paternel de Renée.
Halgouet cite encore, en 1712, Marie Peslerbe, dame du Vauguérin, propriétaire de la métairie du Bourg, ayant cause dans un procès entre la maréchale de Créquy et le seigneur de Saint-Aubin, René François de Thierry.
L'abbé Deniau écrit que Jacques, sieur du Boismain a eu pour enfants :
1. René, sieur de la Chapelle, X 1651 ca Françoise Bodin
2. Jacques X Yvonne de Langle (+1648)
3. Anne X René de Burry
4. Renée X Pierre Buin
5. Margueritte X Julien Bourdaud, sieur de Longuenée.
Jacques et Yvonne de Langle auraient eu Louis, sieur de la Trionnais; Renée °1647 ca, X 1669 Julien Gicquel; Anne.
Les descendants d'Anne et de René de Burry seraient : René X Anne
(ci-dessus); Hélène + 1685 ?; Renée X Pierre de Lorme et XX 1716 à Jan ou Jacques Gascher, sieur de l'Isle ...
Existaient aussi les branches suivantes :
- Roul Peslerbe, notaire à la Chapelle, X Marie Jambu, d'où
1. René sieur de la Chapelle, X Françoise Mésanger dont
Jean-Louis, recteur de Treffieux et chapelain du Pressoir.
2. Janne X (12. 09. 1684) Pierre Deluen, notaire à Lusanger
- Louis Peslerbe, avocat et sénéchal, sieur de la Trionnais, époux de Jeanne Le Tripier (avant 1664) dont Marie, femme de Louis Camus et Françoise X 1701 Antoine Desgéraud.
L'abbé Deniau assimile ( P.M. 21.07.1968) les Peslerbe de la Chapelle aux de la Chapelle, seigneurs de la Roche-Giffart, à tort, semble-t-il.
Brossais
L'abbé Deniau consacre deux pages à cette famille. Retenons seulement :
- Hélène, dame des Burons, qui épouse le 9 Mars 1659 François Chappelays de la Gaudinays et dont la famille aurait compté un cardinal, Mgr Brossais Saint-Mars, archevêque de Rennes. Cette souche s'allia plus tard à la famille de Pontbriand.
- en 1681, parmi les vassaux du seigneur de Saint-Aubin, figure François Brossais, sieur du Perray
- en 1718, Joseph Brossais, procureur en la juridiction de Châteaubriant, héritier de François Brossais et de Marie Gaignard, ses pères et mères, est concerné par un procès, et, en 1741, un autre procès oppose François Brossais, procureur en la baronnie de la Roche-en-Nort, et Hélène-Françoise de Thierry.
- Marie-Louise, fille de Joseph Brossais et de Marguerite-Françoise Ernoul, cacha, en Septembre 1792, Missire Legouais, aumônier des Forges de la Hunaudière, prêtre réfractaire, et fut dénoncée. Quand les gendarmes arrivèrent, l'abbé était parti vers le château du Bot en Langon, où habitaient les demoiselles Dufresne de Renac, parentes du seigneur de Saint-Aubin. Celles-ci, dénoncées à leur tour, furent guillotinées à Rennes, le 14 Août 1794 (on coupa la tête de la plus jeune, Marie Anne, alors qu'elle était évanouie).
Marie-Louise Brossais fut l'objet d'une vengeance ridicule en cette année 1794; après l'avoir coiffée d'un bonnet phrygien et montée sur un bouc, on la promena autour de l'église et dans le village.