Luette de la Pilorgerie

Les Luette apparaissent dès 1576. A cette date, Mathurin Luette est marié avec Françoise Glent (Françoise + 1617) et possède des terres à la Mulotière et à la Chesnais. Il transmet ses biens à son fils Etienne, sieur du Hadé, qui achète, en 1631, la Méhardière et la Rouvrais à Pierre Glent. Le fils d'Etienne, Gabriel, épouse Madeleine Busson (Boussu ou Bussu ?) en 1651. Il est parrain de Gabriel Ronzeray, fils de Julien et de Georgine Mallier (1656). Sa femme est à son tour marraine de la soeur de son filleul, Madeleine Ronzeray(1661). Le fils de Gabriel et de Madeleine, Jean, sieur de Palais, la Méhardière, Saint-Gilles, la Salmonais, la Franchetière, est docteur en médecine. Il a épousé Jeanne Lucas de la Guérinais en 1667. Il achète à son oncle la Rouvrais la même année.

En 1651, Marie Luette, dame de la Rouvrais se marie avec Guillaume Charpentier de la Villeroux et en 1681, c'est Jacques Gilles (Guillaume-Jacques selon Halgouet) qui épouse Louise Marie Luette et devient ainsi sieur de la Méhardière. (Deniau)

Marcel Buffé, dans son Histoire de Châteaubriant, note que le doyen Pierre Blays s'adressa à l'un de ses concitoyens, l'abbé Jean Luette, curé de Saint-Yves des Bretons à Rome, (pour obtenir des reliques)..." Il s'adressa au sieur Luette de la Pilorgerie, neveu du curé de Saint-Yves des Bretons. Ce dernier, de retour de Rome, en 1683, put rapporter au doyen, de la part de son oncle, un coffret contenant les reliques de Saint-Vincent, Julien, Honoré,..."

En 1695, le propriétaire de la Méhardière est Thomas Luette(de la Pilorgerie?), mari de Marguerite Brillet.

En 1714, Jean Anthoine Luette, fils de Jean et de Jeanne de la Guérinais achète à Louise Guibourg la Daviais. Leur fils, Michel Jean, est sieur de la Daviais, des Bignons, de la Trionnais, des Fraudières, de la Lorgerie, de la Roumelière, de Bellager, de Gavalais, et sa femme Thérèse du Breil, qu'il a épousée en 1761, lui apporte encore en dot le Chatelier. (Deniau).

En 1744, Michel paie des redevances "consortement" avec le sieur de la Fillochais, le sieur du Cellier (Jean-Louis-Michel) et le sieur recteur de la paroisse, pour des biens compris dans le fief du Guido et des Murs. (Deniau)

En 1761, Michel Luette de la Pilorgerie, ancien officier du régiment de Laval, demeurant à Châteaubriant, prend possession de la métairie de la Bourdonnière, en Louisfert, au nom de Marie Anne Guibourd, veuve de Maître Jean Baptiste Dubreil, sieur du Chatelier, procureur fiscal de la baronnie de Châteaubriant. Lesdits lieux ont été acquis judiciairement pour 10.000 livres. Marie-Anne Guibourd est ici la soeur de Louise citée ci-dessus.(Deniau et Halgouet). En 1762, Michel est aussi propriétaire de la Meudais. Cette année-là, il perd une fille Marie-Louise-Jeanne, le 7 Avril. (Deniau)

Selon Chapron, en qualité d'échevin de la ville de Châteaubriant, il assiste, le 12 Septembre 1763, au baptême d'Emmanuelle Defermon, en compagnie du Président au Parlement de Bretagne, Louis Colin de la Biochays (voir ci-dessus). Sa seconde fille, Anne-Modeste-Jeanne-Marie, seule héritière, épousera en 1788 Gilles François-Anne Le Pays de la Riboisière, officier de l'armée royale. A ce mariage qui a lieu à Châteaubriant, assiste la soeur de René de Chateaubriand, Lucile, qui, à cette occasion, séjournera à Saint-Aubin (Annales de Nantes et du Pays nantais, N° 146 et N° 159, et Deniau).

Un petit-fils de Michel, Jules de la Pilorgerie (1803-1881), fut maire de la ville de Châteaubriant sous le règne de Louis-Philippe, après avoir été sous-préfet sous la Restauration. Il écrivit divers ouvrages sous le nom de Jules de Launay-Overnay (Voir les Annales de Nantes qui lui ont consacré une petite notice dans le N° 146 de 1967).