Celier (du)

Le nom apparait à Saint-Aubin vers 1546. L'abbé Deniau lui consacre une assez longue notice (Petit Messager 1966). A signaler en particulier François du Celier, lieutenant du sieur capitaine de Saint-Gilles. Le compte d'Etienne Regnault, trésorier de l'extraordinaire des guerres le mentionne : "A François du Celier, sieur de la Souchaie, lieutenant dufflit) sieur de Saint-Gilles au d(it) gouvernement, 20 écus pour son appointement d'un moys de 36 jours finy le 23 May (1597)". François est décédé avant 1609, car à la date du 7 Septembre 1609, figurent parmi les vassaux du seigneur de Saint-Aubin : les héritiers de n.h. François du Celier, seigneur de la Souchais (Halgouet)

De François descendrait Charles qui eut au moins quatre enfants: Nicolas, Yvonne, Isaac et Renée.

Charles du Celier est présent au mariage de Jan Vignal et de Marie Garnier le 22 Février 1628 (R.P.); Nicolas aurait eu trois épouses :
1° Marie Gascher, dame du Buron en Thourie, 2° Marie Boutel de Crisac (1680), 3° Marie du Bréhier (1691)... (voir Deniau)

Le 24 Juillet 1656, Yvonne du Celier, fille d'écuyer Charles et de Damoiselle Marie du Verger est marraine de Charles Buin. Le 18 Octobre 1668, la femme de Nicolas, Marie Gascher, est marraine de Pierre Ronzeray. On la retrouve encore marraine de Marie Vignal le 6 Mars 1669. Elle a une fille, Marguerite, qui est baptisée le 27 Novembre de la même année. Le parrain est Julien du Celier, religieux de Citeaux et la marraine, dame Marguerite Martin, femme d'écuyer René Gascher, seigneur et dame de la Beguinais (R.P.)

Notons encore la vente par Messire Jean du Celier, chevalier et officier de la Marine royale, demeurant au château de la Fouaye (Sion) et François-Louis du Celier, aussi chevalier dudit nom, demeurant à la communauté de Teillay (Ruffigné) qui vendent à Messire Louis-Joseph de Tredern, ancien capitaine du régiment de Picardie..., le lieu noble de la Connelais en Saint-Aubin.(27 Août 1783). Ils sont les fils de Jean-Claude et Marguerite Suzanne de Massard, "Le lieu de la Connelais consiste en maisons, étables, faunerie, jardins, prés, terres labourables " (Halgouet)

Colin de la Biochais

On trouve ce nom à Saint-Aubin dès 1510, écrit l'abbé Deniau. Il ajoute qu'en 1650, l'un d'eux, qui résidait dans la paroisse de Saint-Jean de Béré, était président à mortier du Parlement de Bretagne. (voir " Le Parlement " de Saulnier, N°313, N°314, N°315).

En 1727, un accord est conclu entre François Colin de la Biochais époux de Louise Charpentier et Rene-François de Thierry, seigneur du Plessis-Prévalays (Halgouet). En 1744, le Président Colin de la Biochais est inscrit sur l'égail de cette année, pour des terres sises à Mauny. Ses consorts sont le sieur Michel de la Pilorgerie, le sieur du Tertre-Peltier, le sieur Gobbé et Mathurin Jambu. (Deniau)

En 1752, Louis-François C. de la Biochays consent un bail pour la métairie de la Bouveraye (Halgouet). En 1755, il est Président aux requêtes du Parlement et il échange des terres avec Augustin du Fresne, seigneur du Plessix. En 1763, raconte Chapron, Louis Colin, seigneur de la Biochays, représente Emmanuel-Armand-Duplessis-Richelieu, duc d'Aiguillon, au baptême d'Emmanuelle-Armande-Louise-Châteaubriant Defermon dont ce dernier était le parrain. Au côté de Louis se tenait son fils, Pierre-Marie,qui se faisait appeler le chevalier de la Biochays. En 1771, Pierre-Marie est capitaine des frégates du Roi, chevalier de Saint-Louis.

(Bail de la Bouveraye, Halgouet). On retrouve le chevalier de la Biochaye, nommé dans un autre bail, en 1779. (Halgouet)